mercredi 17 octobre 2007
18h00 : les portes de la Demeure s’ouvrent... une foule d’inconnu pénétre... ambiance électrique... le maître des lieux (Thierry Ehrmann) nous reçoit un à un, à l’écart des regards indiscrets, dans un contener blindé... une pillule dans la main gauche, un échographeur dans l’autre, et la même question qui revient depuis que nous avons entâmé cette queue : « - eau tiède ou eau froide ? »
Que contient donc cette pillule ? Pourquoi nous faire avaler ça ? Tu crois qu’il y a un truc à l’intérieur ? mais non... peut-être... je sais pas...
Regarde la tête des gens qui sortent du contener ! Ils ont l’air normaux... certain reste plus longtemps que d’autre... sûrement des hésitations de dernières minutes... On avale et on accède au coeur de la Demeure... allez quoi ! c’est rien qu’une petite pillule et on repart avec une échographie signée en guise de laisser-passer... Oui mais... Et si...
_ 19h00 : parking de la Demeure... nous sommes rentré... la pillule est bien passée, mon echographie l’approuve... je la sent descendre au plus profond de moi... petit check-up perso pour être sur : légères palpitations... on se rassure en regardant les autres visiteurs une bière à la main autour d’un brasero... je me rappel alors du bout de papier que j’ai signé à l’entrée : « je déclare céder mon image, mon corps et mon âme pour la soirée à la Demeure du Chaos... »... palpitations...
_ 19h30 : le staff s’accelère discrètement... les oreillettes bourdonnent... les Talkies-Walkies grésillent... la tension monte... on ne s’interroge plus, on fais passer le temps, on discute sans trop s’interréssé, on fume histoire de faire passer...
_ 19h40 : ouverture du sas... le maître des lieux ouvre la marche accompagné de créatures synthétiques recouvertes de latex blanc... nous pénétrons religieusement dans l’antre de la Demeure... il fait sombre... trés sombre... trop sombre pour distinguer quelque chose à plus d’une dizaine de mètres... une chose est sùr, on « Satan » à tout...
_ 20h00 : ... une multitude de contener sont posé de-ci de- là dans le parc, de différentes tailles, de différentes couleurs... les créatures ouvrent lentement les portes de ces derniers et nous, les yeux rivés dans notre objectif, protégé par la « pellicule », nous prenons place au premier rang...
_ 20h20 : les conteners sont maintenant tous ouverts... nous circulons calmement dans les allées de gravier illuminées par de nombreux braseros... mélange des sensations... les palpitations deviennent excitation... on ouvre les yeux en grands... chaque contener en appel un autre... on regarde attentivement les mises en scènes sans trop comprendre... on s’échape d’un univers pour pénétrer dans un autre... des cris nous surprennent et nous attirent...
_ 20h55 : ... une masse métallique imposante s’allume soudain dans un coin du parc... la porte du Bunker s’ouvre... un homme entièrement dévétu se tiens accroupi devant un porc mort... s’ensuit une série de violents coups de l’homme porté à l’animal... l’homme devient animal... leur peau se touche et se replie... les râles de l’homme sont impressionnant... son acharnement aussi... il s’essoufle et s’affale... inspire... expire... lentement... le « combat » reprendra... de l’autre une femme emproie à la folie sacage le contener
opposition des sentiments
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